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« Shared Horizons 2026 » : cinq villes, une région, une génération qui se choisit mutuellement

Mardi 30 juin 2026
#Kosovo
#Shared Horizons

À Tirana, Ulcinj, Belgrade, Sarajevo et Ohrid, 135 jeunes âgés de 18 à 24 ans sont arrivés en bus, en train et en avion depuis l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine, le Kosovo, le Monténégro, la Macédoine du Nord et la Serbie. Ils sont venus passer une semaine avec des jeunes de leur âge qu’ils n’auraient peut-être jamais rencontrés autrement.

Beaucoup sont arrivés en tant qu’inconnus, portant parfois le poids d’histoires écrites pour eux bien avant leur naissance. La plupart sont repartis en étant devenus bien plus que de simples amis.

Ces cinq rencontres ont constitué la série de « bootcamps » 2026 de Shared Horizons, un programme régional de mobilité des jeunes mené par PLAY International. Cette initiative plus large est financée par le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères et mise en œuvre par Expertise France, reflétant l’engagement de longue date de la France en faveur de la réconciliation, de la coopération régionale et de l’avenir européen des Balkans occidentaux.

Notre contribution à cette vision est simple : utiliser le sport et le dialogue pour rassembler les jeunes au-delà des clivages ethniques et nationaux, puis leur faire confiance pour franchir les étapes suivantes.

 

 

 

Chaque stage suivait un rythme, devenu notre marque de fabrique

Les matinées se déroulaient sur le terrain, où des séances socio-sportives utilisaient des jeux pour renforcer l’esprit d’équipe, la communication et la discipline discrète que représente la coopération avec une personne rencontrée seulement la veille. Les après-midis se déroulaient dans la salle de discussion, où des débats animés par les jeunes abordaient des questions qui restent trop souvent taboues : l’identité, la mémoire, l’appartenance et ce que la réconciliation exige véritablement de chacun.

Ces stages étaient articulés autour des valeurs européennes, olympiques et paralympiques, car le fair-play, le respect, l’inclusion et la solidarité sont des concepts compréhensibles au-delà de toutes les frontières de la région.

 

 

Les changements observés au cours de ces cinq jours étaient mesurables

Avant leur arrivée, environ un tiers des participants, soit environ 33 %, déclaraient connaître les valeurs européennes, olympiques et paralympiques. À l’issue des stages intensifs, ce chiffre était passé à 75 %, soit plus du double en moins d’une semaine.

La proportion de participants estimant que la réconciliation est réellement possible dans les Balkans occidentaux est passée de 61 % à 85 %. La confiance dans les interactions avec des jeunes d’origines ethniques ou nationales différentes, déjà élevée au départ, s’est étendue à la quasi-totalité des participants à la fin, atteignant 98 %.

 

 

Les changements les plus importants, sont ceux que les participants emportent avec eux 

La part des participants ayant déclaré discuter régulièrement de la réconciliation et de la cohésion sociale avec leurs pairs est passée de 54 % à 69 %. La proportion de ceux ayant pris des mesures concrètes pour promouvoir l’inclusion au sein de leur communauté est passée de 68 % à 82 %.

Il ne s’agit pas là de résultats abstraits. Ils témoignent du choix de ces jeunes d’entamer des discussions difficiles, d’organiser des initiatives et de passer à l’action bien après la fin du stage et leur retour chez eux. 

 

Les chiffres ne reflètent qu’une partie de la réalité

Sur les 135 participants en 2026, 66 étaient des jeunes femmes et 15 issues de minorités. Cette représentation était délibérée et reflète un principe qui nous tient à cœur : la réconciliation ne peut être sélective.

Un avenir véritablement inclusif doit se construire dans un espace aussi large que possible, en plaçant au cœur de celui-ci les voix qui sont trop souvent reléguées en marge.

Quiconque a déjà assisté à ces stages intensifs reconnaît le moment où tout commence à prendre sens. Une équipe qui, le premier jour, ne parvenait pas à se mettre d’accord sur un exercice d’échauffement, en est, dès le quatrième jour, à finir les phrases les uns des autres dans trois langues différentes. Un débat qui avait commencé dans une ambiance tendue se termine par la reconnaissance, de la part de l’un des participants, qu’il n’avait jamais entendu l’autre point de vue exprimé de cette manière. Un groupe qui était arrivé divisé par des cartes repart en faisant des projets pour rester en contact.

 

 

Ces moments peuvent paraître insignifiants. Or, c’est justement là tout l’intérêt

Les Balkans occidentaux n’ont pas besoin que leurs jeunes oublient leurs différences. Ils ont besoin qu’ils se rencontrent au-delà de ces différences et découvrent tout ce qu’ils ont déjà en commun.

En 2026, dans cinq villes, 135 jeunes ont fait exactement cela. Ils sont désormais de retour dans leurs villes, leurs universités et leurs associations, emportant avec eux un réseau de pairs répartis dans six pays et la conviction tranquille qu’une région plus connectée n’est pas une idée naïve, mais une véritable possibilité. 

 

 

Tel est l’horizon que nous partageons

Nous remercions le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères ainsi qu’Expertise France de nous aider à permettre à davantage de jeunes de s’en rapprocher. Nous remercions également les partenaires, les fédérations et les communautés d’accueil de chaque ville, dont le soutien et l’hospitalité ont rendu possibles ces cinq bootcamps.

Et à chaque participant qui s’est présenté, qui s’est donné à fond, qui a débattu en toute sincérité et qui est resté ouvert à ceux dont on lui avait peut-être autrefois appris à se tenir à distance : merci.

C’est grâce à vous que cela fonctionne.